1935
Ramona Aguirre, la Morena meurt.
1939
Arrivée de Roger
Caillois, diffuseur de l’œuvre
de Borges en France. Caillois aidé par
Victoria, commença à traduire et
à publier plusieurs des écrivains
latino-américains.
1942
Victoria emménage définitivement
à Villa Ocampo.
1943
Elle voyage aux Etats Unis invitée par
la Fondation Guggenheim pour donner une série
de conférences. Elle remplace l’habituel
voyage en bateau par l’avion.
1946
Elle assiste au Procès de Nuremberg. Le
26 juillet Péron promet dans un discours
d’accorder le droit de vote aux femmes.
Pour Victoria c’est aberrant d’obtenir
le vote par l’intermédiaire d’un
gouvernement antidémocratique..
1951
Elle voyage en Europe. Les péronistes marquent
d’une croix la porte d ‘entrée
de Villa Ocampo, ce qui désigne Victoria
comme une « oligarque dissidente ».
Craignant que l’on perquisitionne sa maison
de San Isidro elle envoie chez ses amis une série
de valises remplies de lettres.
1952
Elle commence à écrire son Autobiographie
et demande explicitement qu’elle ne soit
publiée qu’ après sa mort.
1953
Le 8 mai, alors qu’elle se repose à
Mar del Plata, la police perquisitionne sa maison
et emmène Victoria comme prisonnière
politique, à la prison du Buen Pastor.
On perquisitionne aussi les bureaux de Sur
. « En prison on avait l’impression
d’être au fond du gouffre, je vivais
ancrée dans la réalité ».
1958
André Malraux, qui visitait l’Argentine,
loge à Villa Victoria. « Je ne connais
pas de génie plus difficile à définir
que celui de ce français né au seuil
du XXème siècle » écrit
Victoria..
1963
Elle voyage à Paris. Là-bas se font
sentir les premières douleurs du cancer.
1968
Indira Gandhi arrive à Buenos Aires. Elle
visite Villa Ocampo et à l’Ambassade
de l’Inde, confère à Victoria
le Doctorat Honoris Causa de l’ Université
Visva Barathi.
1973
Victoria renonce au Fond National des Arts. Elle
décide de donner Villa Ocampo à
l’UNESCO, pour qu’elle soit «
utilisée avec un sens vif et créateur,
dans la production, la recherche, l’expérimentation
et le développement des activités
culturelles ».
1979
Elle meurt le 27 janvier à 9 heures du
matin à Villa Ocampo. Borges écrit
: « Dans un pays et à une époque
où les femmes étaient génériques,
elle eut le courage d’être un individu…Elle
consacra sa fortune, qui était considérable,
à l’éducation de son pays
et de son continent…J’ai une grande
dette envers Victoria personnellement, mais je
lui dois beaucoup plus en tant qu’Argentin.
»
1979 / 1984
Les six volumes de son Autobiographie sont publiés.
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